Je ne suis pas notaire ou conseiller en gestion de patrimoine. Je vous le dis tout de suite, parce que c'est probablement ce que vous vous demandez.
Voyez-vous, quelqu'un que je connais bien gère des équipes, des budgets, des crises depuis vingt ans. Quand l'un de ses parents a eu un accident grave, cette personne m'a appelé complètement dépassée. Pas parce qu'elle avait mal géré les choses. Parce que personne ne lui avait jamais expliqué comment elles fonctionnaient.
J'ai plongé dans le sujet avec elle. Et j'ai réalisé deux choses.
La première : les règles ne sont pas si compliquées quand quelqu'un les explique dans l'ordre, avec des exemples concrets. La deuxième : le système n'est tout simplement pas conçu pour vous. Il est conçu pour les professionnels du droit. Et personne n'a jugé utile de vous traduire ça en langage humain.
Ce qui fait foirer la plupart des successions est le délai de six mois.
En France, la déclaration de succession doit être déposée dans les six mois suivant le décès. Pendant lesquels vous gérez le deuil, les démarches, les frères et soeurs qui ne sont pas d'accord, le notaire qui ne rappelle pas. Personne ne vous prévient vraiment. Ce délai n'est pas communiqué clairement, il n'est pas rappelé automatiquement, il est simplement là. Et si vous le ratez, des intérêts de retard à 0,20% par mois s'appliquent, auxquels s'ajoutent des majorations jusqu'à 40%.
J'ai lu le témoignage d'un homme qui a payé 4 500 euros de pénalités, puis 5 400 euros d'IFI sur un bien qu'il n'avait jamais habité et qu'il n'avait pas choisi d'acquérir. Il n'avait pas fait d'erreur. Il n'avait simplement pas été informé à temps. La différence entre les deux, dans ce système, vous la payez de votre poche.
Je ne suis pas notaire, et c'est un avantage.
Le notaire est indispensable. Sans lui, rien n'est légalement valable. Mais son rôle n'est pas de vous former. Il n'a pas le temps de vous expliquer pourquoi la donation-partage est préférable à la donation simple dans votre situation. Il n'a pas le temps de vous dire que les abattements de 100 000 euros par enfant se renouvellent tous les quinze ans, ce qu'un couple peut transmettre 200 000 euros à chaque enfant sans impôt, deux fois sur une vie.
Cette information existe. Elle est accessible. Mais elle est éparpillée, technique, et personne n'a eu intérêt à vous la mettre entre les mains clairement, avant que vous en ayez besoin.
C'est exactement ce que je fais.
D'ici 2040, 677 milliards d'euros changeront de mains chaque année en France. Et 3 Français sur 4 déclarent redouter les conflits familiaux liés à l'héritage. Pas les impôts. La famille. Parce que les tensions qui éclatent à ce moment-là ne viennent pas de vous. Elles viennent d'un manque de préparation que le système et l'Etat n'ont jamais rendu facile.
Si votre parent ou vos parents sont agés et que vous n'avez jamais eu accès à ces informations, ce n'est pas un oubli de votre part. C'est un angle mort que Lignéa existe pour combler.
Arthur, fondateur de Lignéa